L’importance d’acheter « québécois »

  • Les produits fabriqués dans la province du Québec ont des incidences directes sur la création et le maintien d’emplois.
  • La durée de vie accrue des produits québécois devient nécessairement un avantage économique digne d’intérêt.
  • Le site achetonsquebecois.com propose un nombre impressionnant de fabricants de produits québécois.


En quoi le fait de se tourner, comme consommateur, vers des produits québécois est-il déterminant pour notre province? Tout simplement parce que, comme le faisait remarquer Léopold Lauzon dans un article du Journal de Montréal de juin 2014, nos « emplettes sont nos emplois ». Cette expression populaire utilisée depuis longtemps en France répond parfaitement à la question posée précédemment. En effet, le fait de se tourner le plus possible vers la production de biens et services fabriqués et offerts à l’intérieur de nos frontières se répercute de façon extraordinaire sur notre économie.

Selon Léopold Lauzon, « à titre individuel, chacun de nous a le devoir, et je dirais même la responsabilité, d’acheter des produits fabriqués dans notre province. Ce n’est pas seulement une question d’ordre moral, mais aussi d’ordre économique et d’enrichissement collectif et individuel ».

En effet, l’ensemble de la marchandise produite et consommée dans la province du Québec, par exemple, a des incidences directes sur les emplois actuels et à venir, sur l’investissement et la construction de nouvelles usines, sur la perception des différentes taxes et impôts gouvernementaux de même que sur les profits réalisés par nos entreprises. Au bout du compte, tout le monde bénéficie de cette manne tout aussi enrichissante que gratifiante.

PAS TOUJOURS UN RÉFLEXE

Il semble qu’une certaine tendance soit en train de s’installer dans les habitudes d’achat des consommateurs de chez nous. Ce que les gens recherchent très souvent ce sont les bas prix, certes, mais ce qui coûte le moins cher provient souvent de pays émergents qui réussissent, malgré les incontournables taxes et coûts de transport, à répandre sur nos marchés des produits souvent de moindre qualité fabriqués par des employés moins bien rémunérés. Ces produits sont même parfois copiés sur ceux que nous sommes habitués de consommer dans notre propre pays, mais leur usage est limité.

Il est certain que le fait de payer beaucoup moins cher est intéressant pour bien des gens, mais la réalité vient vite les rattraper. Qui n’a pas déjà entendu une expression du genre « avoir su j’aurais payé plus cher plutôt que d’avoir à en racheter un autre! »?

Les produits québécois peuvent paraître dispendieux, mais le fait de pouvoir les utiliser beaucoup plus longtemps devient nécessairement un avantage économique digne d’intérêt. Évidemment, dans certains cas, on n’a pas d’autre choix que d’acheter des produits qui proviennent d’ailleurs. C’est le cas du marché de l’automobile, par exemple. On peut toutefois se rattraper de multiples façons en gardant le cap sur notre production nationale.

Peu de temps après le début de la récente crise économique de 2008, les Américains se sont fait proposer par leur gouvernement de se rabattre sur une forme élargie de protectionnisme. Il n’y a pas de mal à favoriser sa propre économie, mais les marchés mondiaux et les ententes économiques de plus en plus nombreuses jouent un peu contre cette attitude.

Les choses changent, cependant. On entend de plus en plus parler du fait que les consommateurs cherchent à savoir d’où viennent les produits alimentaires qu’ils consomment afin d’en reconnaître la qualité et la traçabilité. Cette tendance est bel et bien en train de prendre racines dans l’acquisition de biens deconsommation de tout genre. Et pourquoi pas?

Dans le but d’aider les Québécois à y voir plus clair, un résident de Victoriaville, Jocelyn Desrochers, a mis sur pied en 2007 un site Internet visant à mettre les consommateurs québécois sur les pistes d’un impressionnant nombre de fabricants de produits québécois : achetonsquebecois.com. Cherchez-y le nom de °STELPRO, vous le trouverez en moins de deux!

En lien avec cet article